Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France
Le groupe prévoit des départs volontaires et des ruptures conventionnelles collectives pour adapter ses effectifs à l’essor de l’IA.
Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France, soit près de 7 % de ses quelque 35 000 emplois dans le pays. Le projet, annoncé à la mi-septembre 2026, combinerait des reclassements internes volontaires vers l’IA, le cloud et la data, ainsi que des ruptures conventionnelles collectives.
L’entreprise relie cette adaptation à une croissance modérée, à l’évolution de la demande de ses clients et aux mutations technologiques, dont l’accélération de l’intelligence artificielle.
Un marché du travail sous pression
Cette annonce intervient alors que les offres d’emploi dans les métiers très exposés à l’IA ont reculé de plus de 40 à 50 % en France depuis fin 2023, selon Enerzine, davantage que dans les métiers moins exposés. Le gouvernement a par ailleurs lancé des initiatives de formation, dont « Impulsion IA 2027 ».
Pour un employeur français, le point clé est de distinguer une mobilité réellement volontaire d’une suppression d’emploi. Avant toute décision de licenciement économique, il faut établir une cause économique réelle et sérieuse, informer-consulter le CSE et rechercher sérieusement les possibilités de reclassement, notamment vers les métiers créés ou renforcés par l’automatisation. Une rupture conventionnelle collective doit, elle aussi, suivre sa procédure propre et ne pas servir à contourner ces obligations.
- Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France.
- Le projet concerne près de 7 % de ses quelque 35 000 emplois français.
- Les mesures incluent des reclassements volontaires vers l’IA, le cloud et la data, ainsi que des ruptures conventionnelles collectives.
- Le groupe invoque une croissance modérée, l’évolution de la demande et les mutations technologiques.
- Les employeurs doivent sécuriser la cause économique, la consultation du CSE et le reclassement avant toute décision de licenciement économique.
For employers: En France, cartographiez d’abord les postes réellement supprimés et ceux transformés par l’IA. Consultez le CSE avant de décider, documentez la cause économique réelle et sérieuse, et examinez concrètement le reclassement et la formation vers les fonctions IA, cloud ou data ; une rupture conventionnelle collective doit respecter son propre cadre légal.
Sources: Le groupe informatique Capgemini envisage de supprimer jusqu’à 2 400 postes en France · IA générative : les offres d’emploi tech reculent en France
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