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FR Presse et médias professionnels · 3 Oct 2026

Infopro Digital suspend son projet d’automatisation de 70 % des tâches

Le tribunal judiciaire de Créteil a suspendu une réorganisation supprimant huit postes et en créant deux nouveaux liés à l’IA générative.

Le tribunal judiciaire de Créteil a suspendu le projet de GISI, filiale d’Infopro Digital, visant à automatiser environ 70 % des tâches des secrétaires grâce à l’IA générative. La réorganisation prévoyait la suppression de huit postes et la création de deux postes de « chefs d’édition », soit environ six suppressions nettes dans un projet plus large portant sur 19 postes.

Selon les sources consultées, l’ordonnance rendue vers le 15 septembre 2026 suspend le projet dans l’attente de tests en conditions réelles et de maquettes. La consultation du comité social et économique (CSE) doit également être respectée.

Cette décision intervient alors qu’aucun plan de licenciements économiques de grande ampleur explicitement attribué à l’IA n’est recensé en France en 2026. France Travail observe toutefois un recul marqué des offres dans les métiers très exposés à l’IA, sans fournir de chiffres de suppressions de postes par entreprise.

### À retenir pour les employeurs

Une réorganisation fondée sur l’IA doit être documentée avant toute décision : tests réalistes, analyse des emplois et consultation du CSE. Les suppressions doivent reposer sur un motif économique réel et sérieux, avec recherche effective de reclassement, plutôt que sur une automatisation annoncée comme acquise.

Key points
  • GISI, filiale d’Infopro Digital, voulait automatiser environ 70 % des tâches des secrétaires avec l’IA générative.
  • Le projet prévoyait huit suppressions de postes et deux créations de postes de « chefs d’édition ».
  • Le tribunal judiciaire de Créteil a suspendu la réorganisation dans l’attente de tests, de maquettes et du respect de la consultation du CSE.
  • L’événement illustre les exigences françaises de dialogue social et de reclassement lors d’une restructuration liée à l’IA.

For employers: Avant de décider des suppressions liées à l’IA, l’employeur doit établir la réalité de la transformation par des tests et des éléments vérifiables, consulter le CSE en amont, puis rechercher sérieusement les possibilités de reclassement. Si des postes restent supprimés, le licenciement pour motif économique doit reposer sur un motif réel et sérieux et suivre la procédure applicable.

Sources: L’employeur impose l’IA ChatGPT sans consultation du CSE : suspension en 2026 · Intelligence artificielle : le pape met en garde contre une dépendance croissante aux algorithmes

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